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Histoires de pulls (et mes débuts au tricot)

  • 15 oct. 2024
  • 3 min de lecture

Comme beaucoup d'apprenti·es tricoteur·euses, j'ai commencé à tricoter en réalisant une écharpe au point mousse. Tsé, la fameuse écharpe qui fait 25 cm de large au début, 22 après 30 rangs de tricot, 30 au bout de 60 rangs, et qui compte des trous en cours de route... 😱 J'ai par la suite un peu laissé tomber le tricot, sans doute déçue de ma première œuvre.


En 2005, j'avais eu le temps d'oublier l'échec de ma première tentative et, jeune étudiante dans une ville inconnue, je décide d'occuper mes heures de solitude en me tricotant un pull. C'était un pull noir (bah oui, je ne savais pas encore que tricoter du noir n'est pas non plus l'idéal pour les débutant·es... 😅) tout simple au point mousse et je l'ai porté longtemps. Forte de ce succès, je me suis tricoté deux autres pulls : un pull chaussette et un pull avec un empiècement central torsadé (grande progression technique !) – le modèle Cacao de Drops. Bon, j'ai mal géré le col, pas assez lâche pour ce romantique retombé sur les épaules, et c'est devenu un col roulé (pas plus mal, en fait). J'ai beaucoup porté ce pull et lorsqu'il a été bien troué aux coudes, je l'ai upcyclé en housse de coussin.

Je me suis ensuite tricoté un pull irlandais, riche en torsades (un modèle de Bergère de France), que j'ai toujours et dont je viens de rapiécer les coudes. C'est aussi l'époque où je décide de tricoter un pull pour mon compagnon, le modèle Limestone de chez Drops (toujours). J'ai bien fait l'échantillon et pris ses mensurations, mais mon compagnon est un petit Français 🇫🇷 du sud, et pas un grand Norvégien 🇳🇴, aussi une fois le pull terminé, je suis bonne pour couper les côtes des manches, tailler 10 cm de hauteur des manches et recoudre les côtes... On apprend en faisant !


2017 : je réalise un rêve, me tricoter un pull Marius, le célèbre pull norvégien à empiècement rond. Je me suis inspirée du modèle Mariuska de Drops, dont j'ai redessiné la grille jacquard. Comme j'habite dans le sud de la France, j'ai fait le choix d'un fil lin-coton-viscose, afin de pouvoir le porter une grande partie de l'année, et pas seulement les 10 jours de l'année où la température est négative.


De gauche à droite et de haut en bas : Mariuska, Winter Moss, Dagi cardigan & Dagi jumper

On continue à perfectionner la technique (merci internet, les tutos sur Youtube et mon groupe de fileuses & tisserandes où on partage expériences et conseils) et, à l'occasion d'un long congé maladie en 2020-2021, je tricote dans la foulée :

  • le modèle Mikado de chez Drops (non, cet article n'est pas sponsorisé par le célèbre site de modèles norvégien, promis juré !) qui me permet d'apprendre à tricoter les côtes anglaises et de tricoter un top-down (depuis l'encolure jusqu'aux côtes). Le modèle intègre des tresses lettonnes, un petit détail qui me plaît beaucoup et que je glisse à l'occasion dans mes patrons.

  • le modèle Winter Moss, pour lequel j'ai utilisé de la belle laine teinte à la main par une amie

  • le cardigan Dagi de Astrid Tueting, transformé en pull à capuche pour mon compagnon

  • le cardigan Dagi dans sa version Steek pour moi-même. J'ai ressenti, comme tous·tes celleux qui ont utilisé la technique islandaise du steeking, un petit frisson lorsque j'ai commencé à couper mon tricot, mais tout s'est bien passé ! Mon plus gros challenge jusqu'à présent, notamment au niveau des finitions – coudre une fermeture éclair sur un tricot, not my favorite!


Quel sera mon prochain pull ? Je ne sais pas encore... Si vous avez des propositions, dites-moi en commentaire !


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